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août 7, 2022
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Joe Jean Charles publie son premier recueil de poèmes  » Entre sanglots et larmes » aux éditions Milot Paris


Ayant ressenti la pulsion d’écrire dès son plus jeune âge, Joe Jean Charles a fait ses
débuts officiels dans la littérature en 2017, suite à sa participation au projet
d’ouvrage collectif : « NOUS SOMMES TOUS AFRICAINS », initiative du journaliste
et poète Snayder PIERRE LOUIS. Dès lors, Joe Jean Charles ne cesse de gravir des
échelons importants pour devenir écrivain. Le poète accepte de répondre les questions d’Eguens Infos Culturelles à l’occasion
de la publication de « Entre Sanglots et larmes », son premier recueil de poèmes.


Eguens Infos Culturelles : On connait votre passion pour les livres et la
littérature pourquoi aviez-vous opté pour une carrière d’écrivain maintenant ?


Joe Jean Charles : L’écriture est la seule chose qui me reste sous les doigts quand
tout semble vouloir m’échapper. C’est une alliée sûre, fidèle. Une noble façon d’aller
à la rencontre de soi et de l’autre. C’est un moyen pur de dire, de proposer,
d’accepter ou de refuser…
« Entre sanglots et larmes » est une tentative d’évasion entre le rêve, l’espoir,
l’angoisse et la rage de vivre. Alors, j’utilise l’écriture comme médium pour véhiculer
mes pensées et ma vision du monde. Je l’utilise pour exprimer sans ambages les
états d’âmes les plus subtils, face à l’urgence du dire. Dans mes écrits, je dessine
des couleurs vives et crues de la vie humaine qui n’est pas toujours rose mais je ne
peux pas encore parler de carrière d’écrivain.


EIC : « Entre Sanglots et larmes » le titre de votre premier recueil de poésies,
est publié depuis ce 27 juin, y a-t-il un symbolisme qui est rattaché au
titre ?


JJ.C : « Entre sanglots et larmes » me provient directement des bouleversements et
des CRIS du monde. La perception picturale du peintre norvégien Edvard Munch m’a
beaucoup influencé dans ma démarche d’écriture. L’idée même d’écrire ce texte
m’est inspirée par l’un des plus célèbres tableaux expressionnistes : « le cri », dont il
existe cinq versions réalisées entre 1893 et 1917. « Entre sanglots et larmes », au
même titre que le « cri » symbolise l’homme moderne emporté par une crise
d’angoisse existentielle face au bouleversement vertigineux du monde.


EIC : Que répondriez vous à ceux et celles qui vous accole l’épithète »
d’écrivain mélancolique » à cause du titre de votre premier recueil de poésies ?

J.J.C : En réalité, je ne suis pas du genre mélancolique mais j’avoue que les maux
du monde ont eu des impacts directs sur moi en tant qu’humain. J’aimerais reprendre
un extrait de mon recueil, disant :
« Comme un î
enfoncé dans une orgie d’encre
Je redessine le temps
à coup de phrases
J’écrase la prison des jours
Et les maux du monde me sont devenus poésie
Ils enflent encore plus grand l’inquiétude noir de mon chapeau
Mais de ma plume
J’allume grand le soleil
Et je m’éclipse en vent
dans la courbure des interrogations. »
Faut aussi ajouter que l’observation joue un rôle majeur dans ma vie. Elle influence
ma démarche d’écriture. Avec « entre sanglots et larmes » il ne s’agit pas
uniquement d’écrire un recueil de poèmes traitant des sujets sombres, mais aussi de
coucher sur le papier ce qui me trame dans le cerveau. C’est une tentative
d’interrogation sur le sens même de la vie. Une façon de dire que nous sommes
HUMAINS et qu’il n’y a pas que l’amour comme sujet d’exploration. L’angoisse, la
mélancolie, la mort, la douleur et la peur sont aussi bien réelles. Très peu de gens en
parlent mais pourtant ils en souffrent énormément. Alors, face à ces innombrables
situations, tout comme Munch, entre sanglots et larmes, je m’exprime avec des mots
pour conjurer les maux. Je lance des cris sans arrêt face à cette terre qui s’enterre,
face au triomphe catastrophique du libéralisme sauvage aux dépens du peuple, et je
prône une réorganisation totale de la vie, (voire même une réinvention) et propose
de repenser les conditions dans lesquelles on évolue actuellement.


EIC : Quel profil d’auteur, peut-on vous attribuer alors ?


J.J.C : Je laisse plutôt cette possibilité d’appréciation au public (lecteurs/lectrices) et aux
critiques littéraires. Moi, je ne fais qu’explorer la piste de certains sujets d’importance
capitale qui sont liés à la condition humaine.


EIC : Dites-nous à propos de la Préface et la quatrième de couverture de l’ouvrage?

J.J.C : La préface est faite par mon ami écrivain et formateur Romain Pierre Jonas. Et la
quatrième de couverture, est l’œuvre des graphistes de l’édition, de concert avec mon
Directeur de publication Donel SAINT-JUSTE.
« Les yeux pochés
Le regard lointain
Fuyant le soleil ».
Le regard suggère beaucoup d’interprétations et en même temps, il fait corps à
l’observation d’un monde en déclin.

EIC : la première publication du livre, se fait en France ce 27 juin, à quand peut -on
espérer celle d’Haïti ?


J.J.C : Effectivement, la publication de mon premier recueil de poème se fait en France
aux Éditions Milot Paris, une maison d’édition engagée qui permet à nous jeunes auteurs
haïtiens de renouer avec une belle tradition. Les œuvres de nombreux grands auteurs
haïtiens ont toujours paru en France avant d’être publié en Haïti. C’est le cas des
œuvres de Jacques Stephen Alexis, Roumain, René Depestre et j’en passe.
Elles sont par la suite, disponible en Haïti. C’est une chance pour nous jeunes auteurs
de pouvoir partager cette culture littéraire avec la grande communauté francophone.


EIC : Des ventes signatures en cours en France ? C’est le cas pour Haïti ?


J.J.C : Je pense que cela fait partie de l’adn de mon éditeur. Il est clair pour elle que la
FRANCOPHONIE doit pouvoir se matérialiser à travers actions concrètes, de partages
et de mobilité. Sous peu, vous serez informé quand aura lieu une vente signature en
France.
Pour Haïti, préparez-vous, l’été sera merveilleux. J’ai déjà hâte de vous rencontrer et
vous dédicacer mon œuvre dans un bref délai.
EIC : Une version électronique, c’est pour quand ?


J.J.C : Éditions Milot Paris publie ses livres dans tous les formats. La version
électronique de mon recueil de poésie : « Entre sanglots et larmes » sera bientôt
disponible sur toutes les plateformes.


EIC : Voyons pour les projets ?


Joe Jean Charles : Je suis en train de relire et de modifier un recueil de nouvelles dont je
viens de terminer la première version, le premier jet et je travaille aussi sur l’organisation
d’un projet d’ouvrage collectif.

Propos recueillis par Eguens Renéus.

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